Porteur du projet : PLM Guérin / MPT Harteloire
PARTENAIRES
- Dans l’élaboration : Collège de l’Harteloire, Ville de Brest, MPT/MJC de l’Harteloire, PLM Guérin, Centre d’Art Passerelle,
- Dans la mise en œuvre : Collège de l’Harteloire, Ville de Brest, MPT/MJC de l’Harteloire, PLM Guérin, SCODA, CADA
- Dans l’évaluation : Collège de l’Harteloire, Ville de Brest, MPT/MJC de l’Harteloire, PLM Guérin, SCODA, CADA
ORIENTATION
Orientation n°6 : « Porter une attention particulière aux publics fragilisés ».
Orientation n°2 : « Développer l’apprentissage du vivre ensemble et de la responsabilité »
UNE SITUATION : Au 01 mars 2006, on comptait 132 personnes en situation de demande d’asile hébergés dans les hôtels brestois, parmi lesquels 81 adultes et 51 enfants. Brest est une des rares dernières grandes agglomérations qui n’ai pas encore mis en place des quotas. En effet, les lieux d’arrivée clandestines traditionnelles ( Lyon, Strasbourg, Caen et bien entendu Paris) sont saturés. Ces communes ne mettent plus à l’abri les clandestins (à part les femmes enceintes de + de 7 mois !) Ils n’ont plus de logements disponibles : en effet, c’est l’état qui donne le budget aux département pour le paiement des hôtels ou des foyers. Quant il n’y a plus d’argent, il n’y a plus d’accueil possible. Ces clandestins continuent donc leurs chemins jusqu’à une commune qui n’ai pas atteint ses quotas ou qui n’ai pas encore de quotas. Ainsi, des familles passent par Lyon, Paris et Nantes où ils sont refusés et arrivent à Brest... [Le seul quota qu’a défini le département du Finistère est la catégorie des hommes isolés seuls : il n’y a que 8 places en Finistère.]
La seconde raison est que les nouvelles vont vite et que les filières de passeurs clandestins savent que Brest a encore une capacité d’accueil. Compter entre 3000 et 5000€ par personne (enfants compris) pour un passage entre la Russie et la Bretagne.
AVANT PROPOS :
En partenariat avec l’éducation nationale, avec l’aide des travailleurs sociaux et de traducteurs, nous avons proposé à ces jeunes « primo - arrivants » l’accés aux activités de loisirs socioculturels et sportifs au centre ville. Dans un premier temps, une rencontre réunissant les familles, les enseignants (Français langues étrangères), les resposables des équipements de quartier du centre ville nous ont permis de présenter les activités et les modalités d’accueils possibles. Pour faciliter cette mission, les diférents partenaires ont décidés de travailler en étroite collaboration. La situation de départ n’était pas simple, nous ne connaissions en rien la situation d’une famille qui arrive à brest sans papier, qu ‘elle était sa prise en charge, qui hébergait, combien de temps mettait une situation comme celle là pour changer etc ... Aujourd’hui nous sommes en mesure de vous présenter et d’identifier le parcours d’une de ces familles et de vous dresser un premier bilan sur l’accueil des enfants sur nos équipements.
Primo arrivants
Quelques sigles pour comprendre :
- CADA : Centre Accueil des Demandeurs d’Asile
- SCODA : Service Coordination et Orientation des Demandeurs d’Asile
- OFPRA : Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides
- AFTAM : Association pour la Formation des Travailleurs Africains ou Malgaches
- ATA : Allocation Temporaire d’Attente
- CCAS : Centre Communal Action Sociale
- CMU : Couverture Maladie Universelle
- ASG : Allocation Sociale Globale
Un exemple de parcours pour mieux comprendre (travail réalisé par Mlle B. Fenoy, animatrice responsable du secteur Enfance et jeunesse de la MJC de l’Harteloire).
Je suis étranger. J’arrive clandestinement jusqu’à Brest avec mon épouse et nos deux enfants.
Lorsque j’arrive et que je demande de l’aide, on m’envoie généralement vers une assistante sociale d’un CCAS.
Celle ci m’oriente vers le SCODA ( à Brest, il est au niveau du port de commerce).
Le SCODA est une plate forme d’accueil d’urgence dont les objectifs principaux sont :
- La mise à l’abri
- L’évaluation de notre situation pour vérifier qu’elle relève bien d’une demande d’asile
- L’accompagnement dans les démarches administratives.
Le SCODA nous assure :
- un logement,ce logement peut être une chambre d’hôtel ou une place au CADA ( Le CADA gère des logements à Brest, de type foyers d’hébergement pour une quarantaine de familles. Ils assurent un accompagnement « de près » pour les familles les plus en difficulté)
- la scolarisation des enfants ( avec prises en charge des frais de scolarité le cas échéant + cantine)
- une ouverture des droits CMU auprès de la Sécurité Sociale.
- une carte mensuelle sur le réseau BIBUS
- un droit d’accès aux restos du cœur et aux secours populaire et catholique
Ils nous donnent également un bon d’achat de 90 € ( pour nous 4) : cette somme correspond à l’évaluation de la part nourriture et hygiène du RMI.
Ils me donnent également un chèque de 220€ pour le mois par chèque du Conseil Général que je vais changer au trésor Public contre du liquide( ASG)
En effet, je n’ai pas de compte en banque français.
L’OFPRA nous donne aussi ( aux deux parents adultes mais pas aux enfants ) une première carte :
Une autorisation provisoire de séjour, délivré par la préfecture. Cette carte est vert pâle. Elle est valable un mois. Elle n’autorise pas à occuper un emploi. Pendant ce temps, mon épouse et moi devons faire un dossier pour faire une demande de statut de réfugié auprès de l’OFPRA ( à Paris). Mon épouse et moi-même devons faire un dossier chacun ( et non un pour le couple). Cet écrit en français doit expliquer les raisons de notre demande d’asile, en apportant les preuves du danger que représenterait notre retour dans notre pays d’origine. Nous sommes accompagnés par le SCODA ou la CADA de Brest pour la constitution de ce dossier très précis.
Une fois la demande d’asile enregistrée, on nous donne une nouvelle carte : Celle ci est jaune rayée de bleu et est un récépissé constatant le dépôt d’une demande de statut de réfugié, toujours délivré par la préfecture. Elle n’autorise toujours pas à occuper un emploi. Elle permet d’ouvrir un compte bancaire de type livret A à la Poste
Après l’étude de notre dossier, l’OFPRA nous convoque à un entretien en région parisienne (à Fontenay sous bois dans le 94). Cet entretien se fait sans la présence de nos enfants. Mon épouse et moi même sommes entendus séparément dans notre langue d’origine : nous sommes accompagnées d’un traducteur.
Après l’entretien, nous devons attendre environ 1 mois pour avoir la réponse de l’OFPRA et savoir si on nous accorde le statut de réfugié.
Si la réponse est positive, on nous remet une nouvelle carte valable 3 mois . Cette carte est la carte reconnu réfugié. Elle est jaune Elle nous ouvre l’accès aux droits communs C’est à dire qu’elle nous donne la possibilité d’avoir les mêmes droits et devoirs que les citoyens français ( hormis le droit de vote )
- le droit d’ouvrir de s’inscrire au ASSEDICS, donc de toucher le RMI
- de demander des allocations auprès de la CAF
- de travailler ( mais nous avons interdiction d’occuper un emploi dans une administration française) par contre, je dois :
- trouver un logement et bien entendu quitter les logements d’urgence
- Faire une déclaration de revenus : je peux être imposable
Cette carte provisoire sera remplacée par une carte de résidant : elle est plastifiée et multicolore et ressemble à une carte d’identité française ( même format ). Cette dernière est valable 10 ans.
Je peux également, une fois considéré comme résidant demander ma nationalisation française ( ou mixte : Française et russe, française et somalienne etc. ). Mais je dois d’abord justifier d’au moins 2 ans sur le territoire français.
Si la réponse est négative, je suis débouté du droit d’asile. Je peux faire un recours : c’est à dire demander une nouvelle étude de mon dossier. Un recours est comme un jugement au tribunal face à trois juges : Ils étudieront à nouveau mon dossier si j’apporte des éléments nouveaux. Pendant cette nouvelle procédure, je peux redemander une nouvelle fois une carte d’autorisation provisoire de séjour. Si c’est encore refusé, je ne peux pas rester en France à moins d’y être clandestin..
EVALUATION DE L’ACTION pour le PL Guérin
1/ Evaluation quantitative
- DUREE DE L’ACTION : du 4/09/2005 à la fin de l’année scolaire 2005/2006
- PUBLIC / FREQUENTATION : Nombre d’inscrits (30),Nombre moyen de présents en activité/jour (12), Inscrits ayant participé à un mini-camp (9), Répartition par âge : 8-10 ans (2),11-13 ans (16), 14-16 ans (7), + de 16 ans (5)
2/ Evaluation qualitative
Actions réalisées :
- Simplification des dossiers d’inscription, accueil individuel des familles et aide pour inscrire leurs enfants.
- Organisation d’une rencontre avec les familles, les représentants du SCODA, du CADA et le PLM Guérin pour présenter les activités et les conditions d’accès au patronage.
- Participation des jeunes aux activités de l’Espace Public Multimédia, création de musique assistée par ordinateur, atelier d’images, utilisation libre...
- Participation des jeunes à l’atelier vidéo, réalisation d’un reportage, montage...
- Organisation de deux stages de poterie, pour permettre aux jeunes de mettre en pratique leurs compétences manuelles, leur créativité.
- Participation à différentes animations collectives interstructures : tournoi de foot, rallye multitransports du mois de la science, animations sportives...
- Participation de quelques jeunes aux activités nautiques (voile et kayak) dans le cadre de Nautisme et Quartier.
- Création d’un atelier de hip-hop avec un groupe de jeunes, ce groupe s ‘aggrandit il permet à des jeunes primo-arrivant et non primo-arrivant de pratiquer une activité ensemble, d’apprendre à se connaître, de faire des projets et d’être valorisé. Ils ont fait une présentation lors d’un festival et vont présenter un spectacle en fin d’année. Organisation d’un séjour de vacances avec 16 jeunes d’origines sociales et culturelles diverses (dont 9 primo-arrivants), l’objectif de ce séjour était d’apprendre à vivre ensemble, de permettre à des jeunes de sortir de Brest, de vivre les différences comme une richesse et non comme un obstacle.
- Participation à des opérations d’autofinancement, pour sensibiliser les jeunes aux coûts des activités, à la solidarité et les impliquer dans les projets.
- Accompagnement d’une jeune dans un parcours de formation, accueil en stage au patronage pour découvrir l’animation puis aide et suivi de cette jeune en formation BAFA.
Objectifs atteints
Les objectifs atteints sont :
- Faciliter l’accès aux activités grâce au travail effectué entre les différents partenaires du Projet Educatif Local Centre Ville (PL Guérin, MPT de l’Harteloire, Collège de l’Harteloire, Enseignants Français Langues Etrangères, CADA, SCODA...). Mais grâce aussi à des tarifs adaptés aux ressources, ou la gratuité d’accès selon les cas. L’intégration des jeunes primo-arrivants dans les activités de loisirs de leur quartier de résidence et par conséquent dans la vie sociale du quartier.
- Favoriser l’acquisition du français par le brassage et la mixité dans les activités.
- Favoriser l’épanouissement des jeunes et les valoriser à travers la pratique d’activités ludiques, créatives...
- Favoriser l’apprentissage du vivre ensemble et de la vie collective pour vivre la diversité comme une richesse.
Les actions réalisées nous ont permis aussi d’atteindre des objectifs induits :
- Une meilleure connaissance du public et du parcours des primo-arrivants.
- Aider certaines familles dans leurs demandes ou besoins grâce au réseau associatif.
- Renforcer le lien social entre les cultures et les générations.
- Favoriser la solidarité entre les familles, par exemple lors de la préparation du séjour, des dons (duvet, vêtements...) ont permis à des familles d’équiper leurs enfants pour partir en vacances.
- Renforcer le partenariat entre les acteurs du projet : différentes activités ont été réalisées en partenariat entre le PLM Guérin et la MPT de l’Harteloire.
- L’accueil des primo-arrivants à favoriser, par les procédures mises en place, l’accueil au PL Guérin d’autres publics en difficultés sur le quartier.
- Donner des repères aux jeunes. Les jeunes disposent en dehors du temps scolaire d’un espace d’accueil structurant, d’un lieu de vie collective, d’échange, de découverte culturelle sur le quartier Centre Ville...
Obstacles rencontrés :
- L’obstacle de la langue pour les jeunes résidant depuis peu en France, le phénomène de groupe et surtout l’esprit de communauté n’ont pas favorisé le brassage des cultures au départ, ils ont même été parfois genérateur de conflit. Néamoins nous avons toujours eu le souci de favoriser la mixité sociale et culturelle dans les activités.
- Le manque de compréhension des parents de la langue française et du fonctionnent de nos institutions, l’autonomie de ces adolescents maitrisant mieux le français que leur parents ont été des freins à l’établissement de relation avec les parents
Comment ces obstacles ont ils été surmontés ?
- Les actions réalisées (citées plus haut) nous ont permis petit à petit de surmonter ces obstacles, notamment, la réunion avec le SCODA et le CADA qui a permis de faire venir les familles au PL.
- La réalisation du séjour aux vacances de Pâques, a permis d’apprendre aux jeunes à mieux se connaître de s’accepter avec leurs différences culturelles, d’apprendre et d’accepter des règles de vie collectives. Mais aussi à mieux connaître et appréhender, le « cadre » proposé par le PL Guérin.
En conclusion
Le patronage est devenu un repère pour des jeunes et leur famille qui de par leur parcours, leur histoire, en manque cruellement. C’est un espace structurant qui peut accompagner les jeunes dans leur construction, voire pour certains d’entre eux à un âge critique, celui de l’adolescence, et de par leur histoire (déplacement d’un pays à un autre) dans leur reconstruction et dans leur parcours d’intégration. Le groupe de jeunes d’origines culturelles et sociales diverses qui s’est constitué autour du projet hip-hop, est un exemple des progrès réalisés.
Néanmoins, le parcours vers l’intégration est long et difficile, de plus il y a toujours de nouveaux arrivants à accueillir, c’est pourquoi le PL Guérin et ses partenaires souhaitent continuer l’effort commencé.
EVALUATION DE L’ACTION pour la MPT de l’Harteloire
Sur quel(s) point(s) l’action est-elle particulièrement allée dans le sens des orientations identifiées ?
C’est bien le fait pour la MJC Harteloire et du PL Guerin de porter une attention sur des publics particulièrement fragilisés. Dans la relation avec les écoles et le collège du quartier centre ville, nous avions organisé spécifiquement une rencontre à la MJC Harteloire avec l’ensemble des partenaires institutionnels, les jeunes concernés et certains membres de leurs familles. C’est aujourd’hui, d’être en mesure d’identifier le parcours d’une famille qui arrive à Brest et qui a laissé derrière elle toute une vie dans un autre pays.
Le projet a-t-il servi d’autres orientations ?
Une réalité qui s’est imposé dans le fonctionnement de notre association, une organisation de travail adaptée, une réflexion et une information auprès des salariés et adhérents pour mieux comprendre et accompagner ces familles au quotidien dans notre équipement.
- 1.Faire prendre conscience aux familles et aux enfants qui fréquentent notre équipement de la situation de ces familles en situation difficile.
- 2.La mise en place par le conseil d’administration de la MPT Harteloire d’un fond d’aide aux familles fragilisées.
- 3.La mise en place d’une commission qui apporte une réflexion sur les critères d’utilité sociale.
- 4.L’embauche pour l’été 2006 d’un des parents d’une famille « primo arrivants » comme agent de service sur notre centre de loisirs (cette famille vient d’obtenir le statut de réfugié politique donc le droit de travailler).
- 5.Sortir aussi du « tout gratuit » en proposant, en lien avec le SCODA, de prélever à la source (seul organisme habilité) un forfait symbolique qui ouvre droit à un nombre de journées à l’année pour s’inscrire sur l’ensemble de nos activités.
- 6.Proposer aux jeunes ados primo arrivants des les accompagner sur leurs projets et de construire avec eux des initiatives d’autofinancement.
- DUREE DE L’ACTION : des vacances de NOEL 2004 à décembre 2005
- PUBLIC VISE (Evaluation sur la période de DECEMBRE 2004 à TOUSSAINT 2005) : Age (amplitude et moyenne) : 3 - 16 ans, Nombre d’enfants différents : 28 soit 15 familles concernées sur une période sur des temps de loisirs très fluctuants (certains jeunes viennent régulièrement, d’autres plus sporadiquement).
DESCRIPTIF DE L’ACTION
Constats de départ :
- L’école est un espace structurant dont les jeunes sont privés pendant les vacances scolaires
- Les jeunes primo arrivants n’évoluent pas dans un milieu favorisant l’apprentissage du français, pendant leur temps libre.
- Les conditions de vie des familles primo arrivantes (Hôtel...) ne favorisent pas l’intégration sociale des jeunes.
- Les familles ne bénéficient pas des aides ordinaires à la pratique des loisirs (Pass Loisirs CAF...).
En partenariat avec l’Education Nationale, avec l’aide des travailleurs sociaux et de traducteurs, nous souhaitons proposer à ces jeunes l’accès aux activités de loisirs socioculturels et sportifs, proposées au centre ville. Dans un premier temps une rencontre réunissant les familles, les enseignants F.L.E., les équipements de quartier et des traducteurs permettra de présenter les activités et les modalités d’accueil possibles. Pour faciliter l’accueil des primo arrivants les structures de quartier, les enseignants, et les assistants sociaux travailleront en étroite relation. Les jeunes primo arrivants seront accueillis dans des groupes d’activités de loisirs avec d’autres enfants de leur âge.
La présence de primo arrivants ne doit pas être considérée qu’à partir de ses aspects négatifs (situation subie, gestion compliquée, ...) mais aussi comme une occasion à exploiter de découverte d’autres cultures, de mise à l’épreuve de nos capacités à tolérer la différence et d’apprentissage pour les enfants et les jeunes d’un vivre ensemble respectueux des différences. La pratique d’activités en commun permet une connaissance de l’autre et de sa culture facilitant des relations dénuées de craintes et d’a priori. C’est la diversité des situations proposées qui permet aux jeunes de comprendre leur environnement, d’en maîtriser les bases (dont la langue) et de s’y sentir en confiance. Des formations seront proposées aux personnes concourant à l’accueil de ce public.
Les constats ont-ils évolué ? En quoi ?
- Des situations familiales aujourd’hui repérées dans la ville (hébergement, scolarisation, aides, situations administratives, suivi médical ...).
- Un accueil organisé sur le temps de loisirs (hors scolaire).
- L’accessibilité sans conditions restrictives aux activités proposées ;
- Des relations privilégiées avec les familles surtout avec les enfants d’âges primaires et maternels.
- La mutualisation des projets entre équipements MPT Harteloire et PL Guérin.
- Les relations avec les écoles sont quasi-permanentes.
- Les jeunes évoluent dans un milieu qui favorise l’apprentissage du Français.
- Le réseau institutionnel de prise en charge d’une famille « primo arrivant » est identifié.
- Des outils d’informations sur les familles entre partenaires ont été réalisés (fiche de liaison par exemple).
BILAN d’un accueil en centre de loisirs et mini camps à la MPT de l’Harteloire :
Des constats : Les enfants qui participent à nos activités ont intégrés très rapidement nos repères de fonctionnement, la mixité fonctionne très bien avec les autres enfants (pas de particularisme), difficile pour des observateurs extérieurs de repérer des enfants à part sur notre centre de loisirs.
Secteur primaire
- Les enfants Les enfants d’âge primaire intégrés au centre de loisirs parlaient tous (plus ou moins bien) français, donc nous n’avons pas rencontré de difficultés notables de communication ou d’intégration.
- Les relations aux familles Les enfants qui ont été accueillis au centre de loisirs primaires sont tous scolarisés depuis décembre 2004 : ils ont un bien meilleur niveau de langue que leurs parents. Les informations transitent donc par l’enfant (ou les grands frères et sœurs). C’est souvent l’enfant qui fait l’interprète lors des inscriptions. D’autre part, comme les enfants primo arrivants du CLSH primaire sont hébergés dans les hôtels de la rue Algésiras, ils viennent et repartent seuls donc les animateurs ne rencontrent que rarement les parents.
Secteur maternel
- Les enfants : Beaucoup des enfants primo arrivants d’âge maternel ne parlent pas du tout le français et les animateurs ont fait preuve de beaucoup d’imagination pour instaurer une forme de communication. Les enfants ont vite assimilés les rudiments de la langue et les autres enfants n’ont pas stigmatisés les étrangers et en ont fait très rapidement des compagnons de jeu comme les autres.
- Les relations aux familles : Chez les maternels, hormis une maman de nationalité somalienne (donc francophone), les familles de primo arrivants ne parlaient pas du tout le français .La communication est donc très difficile : par mime, dessin, images... mais on sent bien que les parents ont envie de communiquer alors à force d’essayer, on finit par se comprendre et par instaurer la confiance.
Les mini camps
- Les enfants / les familles Nous avons accueilli des enfants dits « primo arrivants » sur 3 mini camps (découvertes nautiques, kayak et char à voile). Particulièrement sur le séjour kayak, il y avait 7 enfants primo arrivants pour 14 enfants en tout ! bien sur, les animateurs ont du fixer des règles strictes (on parle français à table et non russe, on se mélange pendant les temps de tâche vie quotidienne etc.). Cela n’a pas posé trop de difficultés en terme de gestion du séjour et tous les enfants (russes et français) sont rentrés très contents (d’autant plus que les grands enfants - plus de 10 ans - avaient bien conscience de la chance qu’ils avaient de partir en vacances). Les familles de ces enfants ont été présentes au départ et à l’arrivée du car. Brigitte les avait tous rencontrés au préalable et les relations se sont bien passées.
Des difficultés nouvelles On peut toutefois citer différentes difficultés à accueillir ces enfants en mini camps ; ces difficultés n’empêchent pas leurs venues mais il faut y être préparé
- le matériel : Les enfants n’avaient pas de duvets, lampes de poches, tapis de sol etc. Tous les animateurs ont donc prêté leur propre matériel
- les papiers administratifs : Partir en mini camp demande un nombre conséquent de documents administratifs : il a fallu un lien régulier entre le médecin qui prend en charge ces familles pour l’établissement des certificats médicaux etc. Etant donné que les enfants bénéficient de la CMU, cela ne pose pas de difficultés financières mais c’est davantage la démarche d’aller chez le médecin (alors que l’on est en bonne santé) qu’il a fallu expliquer aux familles. En ce qui concerne les brevets de natations, nous ne les avions pas (la plupart de es enfants ne savent d’ailleurs pas nager). Heureusement, les prestataires de services habilités à faire passer ces épreuves ont fait le nécessaire.
- Le mois d’août. Une remarque toutefois : nous remarquons que les primo arrivants sont accueillis essentiellement à la MJC Harteloire et au PL Guérin : l’Harteloire accueille essentiellement les plus jeunes alors que Guérin accueille les prés ados (10 ans et +). Or, ils ferment au mois d’août et nous avons eu une demande importante de primo arrivants de plus de 10 ans pour des mini camps au mois d’août : N’ayant pas anticipé cette demande, nous n’avions rien a proposé à cette population ... peut être faudra t’il concevoir la chose différemment pour 2006
Les moyens indiqués ont-ils été mobilisés ?OUI
MOYENS
- Organisation d’une rencontre entre les familles et les structures proposant des activités de loisirs
- Pratique d’activités dans un milieu francophone.
- Formation des personnes concourant à l’accueil des enfants.
- Tarifs adaptés. Demande d’aides avec les assistants sociaux.
- Simplification des démarches administratives et limitation du nombre d’interlocuteurs, tout en respectant la réglementation en vigueur.
- Mixité sociale et culturelle du public dans les activités.
- Propositions d’activités de loisirs variées et de qualité, dans lesquelles la non maîtrise de la langue n’est pas un obstacle.
- Participation au Centre Loisirs, à des séjours de vacances.
- Activités de découverte culturelle, s’appuyant sur les différentes cultures représentées.
A-t-on atteint les résultats escomptés ?
Oui, même dépassée à ce jour. Actuellement, nous comptons porter nos efforts sur l ‘accueil de l’ensemble des publics dit « fragilisés » qu’ils soient de nationalité françaises et ou étrangères. C’est s’ouvrir aussi à l’accompagnement du public adulte qui viennent sur notre équipement participer au cours de français langues étrangères par exemple et qui n’ont pas les moyens de financer, même pour des sommes modiques, ces cours. Nous pouvons affirmer aujourd’hui que nous nous nous construisons au sein de notre association autour de plus de tolérance et d’acceptation des différences ; nous participons à une meilleure intégration sociale des enfants et des familles.
Après cette première période de fonctionnement, les objectifs retenus sont-ils à conserver ? OUI
Y en a t il d’autres à ajouter ?
ORIENTATION 1 :
- Découvrir les différentes formes de pratiques sportives.
- Offrir à l’enfant et aux jeunes différentes situations d’apprentissage.
- Offrir à l’enfant et au jeune la possibilité de vivre dans un monde équilibré.
ORIENTATION 3 :
- Permettre à l’enfant de poursuivre ses activités éducatives à l’enfance.

