COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU 13 NOVEMBRE 2006 Session éducation Nationale Présents : Melle Milin (Directrice de l’école élémentaire du Petit Paris), Gwénaëlle Quénéa (Directrice de l’école élémentaire du Pilier Rouge), Frédérique Bonnard Le Floch (Conseillère municipale en charge du PEL), Joëlle Thoulouzan (Référente PEL éducation nationale), Danièle Bastard (Directrice de l’école élémentaire du Forestou), Philippe Ramel (Directeur de l’école maternelle du Forestou), Catherine Fichou (Directrice de l’école élémentaire Jacques Kerhoas), Pierre-Yves Le Gall (assistante social scolaire au lycée et collège de l’Iroise), Michèle Garré (Médecin scolaire), Christelle Pouliquen (Référente PEL Ville) Excusés Monsieur Guengant (Proviseur du lycée de l’Iroise), Infirmière scolaire du collège lycée, Madame Chevillotte (CPE du collège de l’Iroise)
Introduction Frédérique Bonnard Le Floch rappelle en introduction ce qu’est le PEL à partir de la feuille de présentation préparée pour le CCQ (en annexe). A partir de cette présentation, elle explique que l’éducation nationale ne se sent a priori pas toujours à sa place dans les réunions PEL, elle demande donc comment on peut faire en sorte que les directeurs y trouvent leur compte ? Elle souhaite que quelque chose qui les intéresse et qui prolongerait leur action soit proposé. Ensuite, Joëlle Thoulouzan prend la parole pour aborder la première partie du premier point. 1.1 RAPPEL DES ENGAGEMENTS PRIS PAR L’EDUCATION NATIONALE DANS LE DISPOSITIF PEL (10 MINUTES) Rapporteur Joëlle Thoulouzan Joëlle Thoulouzan rappelle que sa présence dans le PEL fait partie de ses missions obligatoires. Elle a reçu une lettre de mission officielle de l’inspection académique lui rappelant : Qu’elle doit représenter l’IEN (Marie-Christine Pellé B4) dans les réunions PEL. Qu’elle doit participer à un certain nombre de réunions (plénières, ville, thématiques en tant que personne ressource) Qu’elle doit accompagner les projets PEL en s’assurant qu’ils s’inscrivent dans les projets d’école. Qu’elle peut aider à la méthode s’il le faut. Cette lettre rappelle un autre courrier datant de 2003 dans lequel déjà les axes concernant l’éducation nationale étaient bien définis. Pour l’éducation nationale le PEL s’inscrit dans le temps scolaire et les compétences qui sont celles des directeurs et enseignants : lutte contre l’illettrisme, meilleure lisibilité du fonctionnement de l’école, favoriser l’intégration des élèves handicapés, des élèves non francophones. Ces orientations avaient été présentées par l’ancien inspecteur, le nouveau les a formalisées. Après le rappel des engagements de l’éducation nationale, Christelle Pouliquen intervient sur le deuxième point. 1.2.1 Bilan du tour des Ecoles. Des Lundis 16 et 23 Octobre 2006 Présentes : Frédérique Bonnard-Le Floch, Anne-Marie Cibaud, Joëlle Thoulouzan, Christelle Pouliquen Ecoles visitées : Jacques Kerhoas élémentaire. Madame Fichou, Jacques Kerhoas Maternelle : Madame Le Montagner, Petit Paris élémentaire : Mademoiselle Milin, Petit Paris maternelle : Madame Lucas, Pilier Rouge élémentaire : Madame Douarinou. Christelle a également rencontré Madame Bastard de l’école élémentaire du Forestou pour écrire avec elle un article pour le journal du PEL Horizon. Madame Bastard ajoute que lors de ce rendez-vous ses attentes n’ont pas du tout été évoquées. Ce premier tour des écoles témoignait de l’intérêt que les directrices portent aux questions liées à l’accompagnement scolaire. Il paraît important que le groupe thématique soit relancé et qu’une définition de l’accompagnement scolaire commune à tous (parents, enseignants, équipements de quartier) soit trouvée. Il faut aussi que les équipements de quartier informent les écoles de ce qu’ils font dans le cadre de l’accompagnement scolaire, du nombre d’enfants qu’ils accueillent. Les directeurs viendraient aux réunions PEL si elles les concernaient plus. Ils veulent éviter la réunionite. Ce qui est intéressant c’est que les sujets qui les intéressent (accompagnement à la scolarité, relations parents/enfants, les comportements violents (formation organisée par le service santé), parents et handicaps à cause de la nouvelle loi pour les enfants handicapés qui pose de nouvelles questions) sont des sujets développés soit dans le cadre des groupes thématiques du territoire : Parentalité (fiche d’orientation dans la chemise) ; accompagnement à la scolarité, soit dans le cadre des groupes thématiques de ville : Accessibilité des enfants en difficulté de développement. Ils manquent finalement d’information sur ce qui est fait dans le cadre du PEL. Aussi il faut, semble t-il trouver un moyen de donner l’information sur ce qui est fait dans le cadre du PEL de territoire ou ville aux directeurs pour qu’après ils puissent trouver de l’intérêt au PEL et peut-être s’inscrire dans des groupes de travail de telle sorte que le PEL soit vécu comme de la plus-value et non pas comme quelque chose de supplémentaire, une charge en plus, comme cela semble l’être pour eux pour l’instant. Il faudrait que quelque chose de cohérent sur le territoire soit décidé, pour qu’entre les écoles, les associations, les équipements de quartier tout le monde s’accorde sur ce qu’il faut faire et ait la même politique vis-à-vis des parents et des enfants. Exemple par rapport aux étrangers qui viennent chercher les enfants. Les laisser partir ou pas ? Un problème concernant la date de l’assemblée Générale a été évoqué. Un mardi. Le fait que cela dure toute la journée est également présenté comme problématique. Christelle propose qu’on prenne plus de temps à la fin pour continuer la discussion sur les attentes, les représentations, etc. à partir du questionnaire à remplir pour préparer l’assemblée générale.
II - DES PROJETS POUR L’EDUCATION PARTAGEE Frédérique Bonnard-Le Floch donne des exemples de projets que le PEL a permis de réaliser sur le territoire (coton-tige) mais aussi sur d’autres territoires (les primo-arrivants au centre-ville). Madame Quénéa, rencontre justement un problème avec deux fillettes portugaises qui ne parlent pas français, et leurs parents non plus. Elle demande comment faire quand on est dans l’urgence, qui contacter. Elle explique qu’un logiciel de FLE (français langue étrangère) existe mais qu’ils ne peuvent pas l’utiliser car il coûte cher et que c’est l’école Jean Macé qui en bénéficie à Brest. Madame Quénéa regrette de ne pas connaître les référents PEL de chaque territoire, leurs projets. Joëlle Thoulouzan rappelle qu’elle est là pour faire le lien dans ce genre de problèmes. Ensuite, Christelle Pouliquen présente deux projets.
COLLEGES-LYCEES. PROJET DE LA MEDIATHEQUE La Médiathèque de St Marc souhaite mettre en place une action destinée aux 14-18 ans et aimerait une participation des collèges et lycées pour accueillir les jeunes dans le nouvel espace qui leur est réservé. Une enquête par questionnaire pourrait être proposée aux jeunes pour connaître tout ce qui les intéresse, leurs attentes. Véronique Bramoullé et Christelle Pouliquen rencontreront les proviseurs pour voir comment ils pourraient travailler ensemble. Christelle Pouliquen en profite pour faire référence à la fiche d’orientation Ados.
MATERNELLES ET PRIMAIRES. PEDIBUS : UN PROJET FEDERATEUR A GENERALISER DANS TOUTES LES ECOLES (DISTRIBUTION DES PLAQUETTES) Il y a un comité de pilotage Mairie/BMO. C’est le service Education/Enfance à la mairie et donc le service déplacement à BMO qui sont dans ce Comité de Pilotage. Quand un pédibus est mis en place il faut informer les directeurs même si ce n’est pas leur initiative. Les souhaits des écoles doivent remonter à la mairie qui les transmettra à BMO. Anne Ily souhaite que dès qu’on entend quelque chose sur le pédibus dans le quartier on le remonte et vice-versa de manière à ce que tout le monde soit au courant de ce qu’il se passe. Aujourd’hui il y a deux écoles dans lesquelles le pédibus fonctionne bien. Au Questel et aux Quatre moulins. Cela fonctionne tous les matins parce que le retour pose plus de questions sur l’accueil de l’enfant au domicile. L’école du Forestou a ponctuellement fonctionné, deux autres écoles sont en réflexion, passent une enquête. Les écoles publiques comme les écoles privées peuvent bénéficier des outils mis à disposition par la mairie qui peut venir faire une présentation s’il le faut : La mairie peut prêter des gilets jaunes fluos, elle peut informer sur les assurances même si ce n’est pas tellement problématique puisqu’il s’agit de la responsabilité civile des parents et l’assurance scolaire des enfants. La mairie dispose d’un certain nombre d’outils, peut donner des conseils. Les outils pour le planning, l’organisation, etc. sont mis à disposition dans la plaquette. Il est également possible de lancer une enquête par questionnaires pour savoir combien d’enfants prennent la voiture, pourraient venir à pieds, etc. par exemple. Parmi les outils disponibles, BMO peut aussi apporter des cartes de localisation des familles (anonymes) et des familles potentiellement accompagnatrices. Quand le pédibus est mis en place il faut de temps en temps faire le point pour voir comment ça fonctionne. Ce n’est pas obligatoirement tous les jours, ni matin et soir. Il faut trouver un fonctionnement selon les disponibilités. Pour faire fonctionner le pédibus il faut un groupe de parents d’élèves dynamiques puisque le projet doit venir de la part des parents. Pour 15 enfants il faut deux parents, il faut aussi penser aux parents de « rechange » au cas où... Dans le cadre de la mise en place du pédibus il arrive que des problèmes techniques remontent comme un passage piéton qui manque, un carrefour dangereux, etc. Si c’est le cas le service prévient la mairie de quartier pour savoir s’ils ont eu écho déjà du problème et s’ils ont joint les services concernés, si c’est le cas ils ne font rien, sinon ils prennent contact pour résoudre le problème.
Madame Bastard à ce sujet, dit que le pédibus a bien fonctionné au Forestou. Cela a permis aux parents de rentrer dans l’école. Madame Quénéa demande s’il faut nécessairement être parent d’élève pour être accompagnateur ou si des grands-parents, des grands-frères peuvent l’être. On lui répond qu’en tous cas au départ la volonté n’était pas de « faire entrer les parents dans l’école ». Madame Bastard évoque le projet « Rallye de la citoyenneté » qui au départ ne bénéficiait pas de subvention, sous prétexte que c’était une activité sur le temps scolaire. Elle ne comprenait pas pourquoi des activités qui touchaient à peine 50% des enfants pouvaient être subventionnées, alors qu’à l’école où c’est 100% des enfants qui sont concernés, on ne les aidait pas. Philippe Ramel intervient pour dire qu’il n’a pas compris ce que signifiait que le PEL ne devait pas palier les manques de l’éducation nationale. Il pense que cette remarque méritait d’être discutée. Frédérique Bonnard-Le Floch lui répond qu’effectivement il faudrait identifier les manques de l’éducation nationale, avant de dire que le PEL ne doit pas palier ces manques. A partir de cette question, Frédérique Bonnard-Le Floch propose de répondre à la question suivante : Quelles synergies peuvent-elles être développées par l’ensemble des acteurs éducatifs pour répondre aux besoins des jeunes ? On y répond en utilisant la feuille récapitulant les questions posées pour la préparation de l’AG (Distribution et lecture des questions en annexe). Madame Quénéa, explique qu’elle voit moins la plus-value que le « en plus » à des sollicitations multiples. Elle s’était inscrite dans le groupe sur les ados parce que cela répondait à ses préoccupations du moment sur les ados précoces. Elle ajoute qu’il est difficile de mobiliser les autres membres de l’équipe enseignante. Personne d’autre ne va aux réunions à part les directeurs. Madame Bastard, attend qu’une réflexion sur les carences de l’autorité parentale soit menée dans le cadre du groupe « le rôle et la place des parents ». Pierre-Yves Le gall, informe le groupe que les assistants sociaux du conseil régional souhaiteraient participer au PEL. Il aimerait qu’un travail sur les passerelles, CM2 -6ème soit réalisé, et un travail avec les ados sur leurs représentations sur les équipements de quartier qui sont bien souvent des idées reçues, fausses. Comment informer les jeunes de ce qui est fait ? Madame Quénéa rejoint Pierre-Yves le Gall sur le souhait de travailler en partenariat sur les passerelles entre collège et élémentaire. On profite de sujet, pour évoquer brièvement le Dispositif de Réussite Educative. Madame Garré s’inquiète de ce qu’on sera à partir du moment où un enfant aura été repéré, cadré. Pour le secondaire, elle souhaiterait que des professeurs soient présents aux réunions plutôt que des proviseurs ou avec les proviseurs. Frédérique Bonnard Le Floch, souhaiterait également travailler avec les parents d’élèves pour les mobiliser sur autre chose que les kermesses, en rappelant les missions des parents d’élèves. Il faudra distinguer les associations de parents d’élèves, les parents d’élèves élus car ce n’est pas clair. Madame Garré demande : comment l’école peut s’ouvrir à tous ceux qui ne viennent pas ? Comment un projet de santé pourrait faire venir les parents ? Comment faire venir les parents qui ont été en échec ? Mademoiselle Milin, elle, souhaiterait travailler sur les violences des enfants, sur le respect des autres. C’est sur ce tour d’horizon des souhaits de chacun que la réunion se termine.
Le PEL est une démarche globale d’animation, initiée par la ville en 1999, qui s’appuie sur la mobilisation des acteurs de terrain impliqués dans des interventions auprès de l’enfant, du jeune et de leur environnement. Il s’agit de donner tous les atouts aux jeunes brestois pour préparer avec eux leur avenir. Pour obtenir une vision claire et objective de l’offre éducative à Brest un état des lieux-diagnostic a été réalisé. Les résultats de cette enquête ont fait apparaître une richesse de l’offre ainsi qu’un certain nombre d’enjeux de l’éducation. Le PEL fonctionne avec 6 partenaires • Ville de Brest • Caisse d’Allocations Familiales • Education Nationale • Conseil Général • Communauté Urbaine de Brest • Direction Départementale de Jeunesse et Sports Avec ses partenaires, la Ville est engagée depuis de nombreuses années dans l’action éducative et les efforts qu’elle accomplit sont relayés par les dispositifs mis en œuvre avec les autres institutions : Contrat de Ville, Contrat Enfance, Contrat Temps Libre, Contrat Educatif Local. Les partenaires éducatifs de Brest, dans le cadre de la démarche du PEL se sont fixés six orientations afin de mettre en œuvre une véritable politique éducative de la ville destinée à tous les enfants brestois quelques soient leur origine, leur situation, leur quartier. Six grandes orientations : • Favoriser l’accès de tous au sport, à la culture et aux savoirs • Développer l’apprentissage de vivre ensemble et de la responsabilité • Permettre à chaque enfant de construire son parcours éducatif jusqu’à la jeunesse • Poursuivre les dynamiques éducatives collectives au niveau du quartier • Promouvoir l’innovation en éducation pour s’adapter aux besoins des enfants et des jeunes • Porter une attention particulière aux publics fragilisés A ces orientations générales viennent s’ajouter des orientations plus spécifiques sur chacun des sept territoires, chacun ayant fait l’objet d’un état des lieux. LE PEL SUR LE TERRITOIRE DE ST-MARC L’état des lieux a permis de définir deux orientations pour le territoire de Saint-Marc : • Le rôle et la place des parents • Les pratiques et loisirs des 10-14 ans. Autour des ces deux orientations, plusieurs constats et des enjeux ont été dégagés : • Concernant la place des parents dans l’éducation et les loisirs de leurs enfants, les enjeux sont les suivants : permettre aux professionnels d’acquérir les savoir-faire nécessaires pour aller vers les parents, les accueillir, les écouter, faire avec eux, créer des instances d’écoute, de rencontre pour les parents. • Concernant les pratiques et loisirs des 10-14 ans, il faut : permettre aux jeunes Saint-Marcois d’accéder à ce qu’ils attendent ou à ce dont ils ont besoin pendant leur temps libre, maintenir le savoir vivre ensemble sur le quartier, éviter les comportements déviants. Des groupes thématiques se réunissent autour de ces deux orientations. Ils fonctionnent en parallèle du comité de suivi (comprenant un élu, un référent ville, un référent CAF et un référent éducation nationale) et du groupe de quartier (comprenant le comité de suivi et les représentants du secteur scolaire, ceux du secteur associatif et ceux des parents d’élèves). Ces groupes de travail ont permis la mise en place d’actions s’inscrivant dans les orientations du PEL. Par exemple, le café des parents au lycée et collège de l’Iroise, des ateliers théâtre et photo animés par le patronage laïque du Pilier Rouge pendant la pause méridienne au collège de l’Iroise, la création de « coton-tige » la radio qui débouche les oreilles en partenariat avec le foyer socio-éducatif, le lycée de l’Iroise et la Maison Pour tous du Guelmeur, etc. Un troisième groupe thématique a commencé à se réunir pour travailler sur l’accompagnement à la scolarité.
Questions pour préparer l’assemblée générale Qu’est-ce que vous venez chercher dans le PEL ? Qu’est-ce que le PEL représente pour vous ? Pour quoi participez-vous au PEL ? Pourquoi certains ne viennent pas ? Qui ne vient pas ? Est-ce qu’ils manquent ? Quelle connaissance des orientations du PEL de la ville ? Du territoire ? Est-ce que les orientations servent ? Quel usage en avez-vous ? Qu’est-ce que ces orientations ont permis de produire ? Qu’est-ce que cela a permis de changer ? Est-ce que le PEL est une plus value au service de l’action Educative ? Pistes d’amélioration

